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International Coalition for the Responsibility to Protect
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Statement attributed to the UN Secretary-General’s Special Advisers on the Prevention of Genocide and the Responsibility to Protect on the Situation in Côte d’Ivoire

United Nations
19 January 2011 

Since we expressed our grave concern about developments in Côte d’Ivoire on 29 December 2010, the incidence of violence and serious human rights violations has not abated.  We remain gravely concerned about the possibility of genocide, crimes against humanity, war crimes and ethnic cleansing in Côte d’Ivoire. We believe that urgent steps should be taken, in line with the “responsibility to protect”, to avert the risk of genocide and ensure the protection of all those at risk of mass atrocities.

We are disturbed by allegations that the armed forces and militia groups that back opposing camps in the current political crisis are recruiting and arming ethnic groups allied to each camp. We are also deeply troubled by reports of continuing hate speech that appears to be aimed at inciting violent attacks against particular ethnic and national groups. In the past few days, ethnic clashes have occurred in Duékoué, Gabia and Lakota. As noted by the United Nations, over 28,941 Ivorians have fled to neighbouring countries and 17,296 others are internally displaced as a result of these ethnic clashes. There is a real risk that such clashes could spread across the country.  If not checked, they could culminate in mass atrocities.

We urge all parties in Côte d’Ivoire to refrain from inflammatory speech that incites hatred and violence. Those responsible for committing atrocities or their incitement will be held accountable.

We wish to, once more, remind all parties of their responsibility to protect all populations in Côte d’Ivoire, irrespective of their ethnicity, nationality, or religion.

***

Francis Deng, the Special Adviser on the Prevention of Genocide, and Edward Luck, the Special Adviser who focuses on the responsibility to protect, work together to alert relevant actors where there is a risk of genocide, war crimes, ethnic cleansing, and crimes against humanity, to advocate and mobilize for appropriate action and raise awareness of the causes and dynamics of these atrocities. They have been following the situation in Côte d’Ivoire from the perspective of their mandates and issued their first statement on 29 December 2010.

See statement from the OSAPG website.



 
Déclaration sur la situation en Côte d’Ivoire, attribuée aux Conseillers spéciaux du Secrétaire général pour la prévention du génocide et pour la responsabilité de protéger

United Nations
19 Janvier 2011

Le 29 décembre 2010, nous avons exprimé notre vive préoccupation devant l’évolution de la situation en Côte d’Ivoire; depuis, le nombre d’actes de violence et de graves violations des droits de l’homme n’a pas diminué. Nous demeurons gravement préoccupés par la possibilité de génocide, de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et de nettoyage ethnique dans ce pays. Nous estimons que des mesures devraient être prises d’urgence, au titre de la responsabilité de protéger, pour écarter tout risque de génocide et assurer la protection de tous ceux qui risquent d’être victimes d’atrocités à grande échelle.


Nous sommes profondément préoccupés par les allégations selon lesquelles les forces armées et les milices qui soutiennent les camps adverses dans la crise politique actuelle chercheraient à recruter et à armer des groupes ethniques alliés à chaque camp. Nous sommes également très inquiets d’apprendre que des propos haineux visant à inciter à des attaques violentes contre certains groupes ethniques et nationaux continuent d’être tenus. Ces derniers jours, des affrontements ethniques ont éclaté à Duékoué, à Gabia et à Lakota. Les Nations Unies ont constaté que ces affrontements ont forcé plus de 28,941 Ivoiriens à fuir vers les pays voisins et a engendré le déplacement interne de 17,296 autres. Le risque que ces affrontements se propagent dans tout le pays est bien réel. S’ils ne sont pas contenus, ces affrontements pourraient conduire à des atrocités à grande échelle.

Nous demandons instamment à toutes les parties en Côte d’Ivoire de s’abstenir de tenir des discours provocateurs qui incitent à la haine et à la violence. Ceux qui commettent des atrocités ou qui y incitent auront à répondre de leurs actes.

Nous souhaitons, une fois encore, rappeler à toutes les parties qu’elles ont la responsabilité de protéger tous les habitants en Côte d’Ivoire, quelle que soit leur appartenance ethnique, leur nationalité ou leur religion.

* * *


Francis Deng, Conseiller spécial pour la prévention du génocide, et Edward Luck, Conseiller spécial pour la responsabilité de protéger, s’emploient ensemble à appeler l’attention des acteurs concernés sur tout risque de génocide, de crimes de guerre, de nettoyage ethnique et de crimes contre l’humanité, à sensibiliser et mobiliser l’opinion et à faire connaître les causes et la dynamique de ces atrocités. Ils suivent la situation en Côte d’Ivoire dans le cadre de leur mandat et ont publié leur première déclaration le 29 décembre 2010.




 

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